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Supprimer ou réformer le CPF

Évaluer si le Compte Personnel de Formation crée encore assez de valeur par rapport à la fraude et au gaspillage.

1

Réduire la fraude et le démarchage

Le dispositif a été la cible de démarchages abusifs et de pratiques frauduleuses qui ont détourné des fonds de leur finalité. Une réforme ou une refonte permettrait de mieux protéger l'argent public et les bénéficiaires. Restaurer la confiance suppose d'assainir les circuits de financement.

2

Recentrer sur les formations utiles

Une partie des dépenses a pu financer des formations à faible valeur pour l'emploi ou la montée en compétences. Mieux cibler les formations éligibles orienterait les fonds vers des besoins économiques réels. La qualité de la dépense compte autant que son volume.

3

Maîtriser le coût pour la collectivité

Un dispositif universel et largement ouvert peut générer une dépense difficile à piloter. Réviser ses paramètres permettrait d'en améliorer la soutenabilité financière. L'enjeu est de préserver l'outil sans laisser filer son coût.

Nuance & verdict

Les abus et le gaspillage constatés autour du CPF justifient pleinement une remise à plat, mais ils plaident davantage pour une réforme que pour une suppression. Le principe d'un droit individuel à la formation reste précieux dans une économie où les compétences évoluent vite. Le vrai chantier porte sur le ciblage des formations éligibles, la lutte contre le démarchage abusif et le contrôle des financements. Supprimer l'outil reviendrait à punir des usages utiles pour les fautes d'une minorité et à laisser un vide. Mieux vaut assainir et recentrer que démanteler.