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La part croissante de l'héritage dans la richesse

Que faire face à la part grandissante du patrimoine issu de l'héritage plutôt que du travail ?

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Défendre la méritocratie

Quand la richesse provient surtout de l'héritage, l'effort individuel pèse moins dans la réussite. Agir pour rééquilibrer le poids du capital hérité face au travail répond à un idéal d'égalité des chances. C'est une question de cohérence entre les valeurs affichées et la réalité économique.

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Limiter la reproduction des inégalités

Une concentration croissante du patrimoine transmis tend à figer les positions sociales d'une génération à l'autre. Intervenir, par la fiscalité ou par des dotations en capital, peut rouvrir la mobilité sociale. Cela renforce la dynamique économique en évitant la sclérose des fortunes.

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Élargir l'accès au capital

Plutôt que de seulement taxer l'héritage, on peut chercher à diffuser le patrimoine plus largement. Des dispositifs facilitant l'épargne ou dotant les jeunes adultes en capital pourraient atténuer le poids de la naissance. L'enjeu est de donner à chacun un point de départ moins déterminé par l'origine familiale.

Nuance & verdict

La part croissante de l'héritage dans la richesse pose un défi réel à l'idéal selon lequel le travail doit primer sur la naissance. Reconnaître ce constat ne dicte cependant pas une réponse unique : taxer davantage les transmissions et diffuser plus largement le capital ne s'opposent pas nécessairement. Une approche équilibrée chercherait à viser les patrimoines les plus concentrés sans pénaliser la transmission ordinaire des classes moyennes, tout en respectant l'aspiration légitime à transmettre. Investir dans l'accès de tous au capital et à l'épargne pourrait compléter utilement le volet fiscal. L'essentiel est de traiter les causes profondes du phénomène plutôt que ses seuls symptômes.