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Explorer l'impôt sur la valeur foncière

Étudier si le foncier et les rentes immobilières sont sous-taxés par rapport à leurs effets économiques.

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Une taxation économiquement efficace

Taxer la valeur du sol, qui ne peut ni se déplacer ni disparaître, limite les distorsions économiques. Contrairement à de nombreux impôts, il ne décourage pas le travail ni l'investissement productif. Cette efficacité théorique en fait un objet d'intérêt récurrent chez les économistes.

2

Décourager la spéculation et la rétention

Un impôt foncier incite à mettre les terrains en valeur plutôt qu'à les conserver inutilisés en attendant leur appréciation. Cela peut favoriser la construction et atténuer la pression sur les prix du logement. La rente immobilière, souvent passive, serait davantage mise à contribution.

3

Capter une valeur créée par la collectivité

La valeur d'un terrain dépend largement des infrastructures et services publics environnants, financés par tous. Il paraît légitime que la collectivité récupère une part de cette plus-value qu'elle a contribué à créer. Cet impôt établit un lien direct entre investissement public et fiscalité.

Nuance & verdict

L'impôt sur la valeur foncière jouit d'un solide soutien théorique : il est efficace, difficile à contourner et capte une rente largement créée par la collectivité. Ces qualités justifient pleinement qu'on l'étudie sérieusement plutôt que de l'écarter d'emblée. Mais les obstacles pratiques sont réels, qu'il s'agisse de l'évaluation du foncier ou de la protection des propriétaires modestes peu liquides. Une telle réforme n'aurait de sens qu'intégrée à une refonte d'ensemble de la fiscalité immobilière, avec des dispositifs de transition. L'exploration mérite d'être menée, à condition de la concevoir comme une simplification et non comme un prélèvement de plus.